La violence sur Internet ou cyberviolence englobe toutes les formes d’agressions auxquelles on peut être exposé·e à travers les technologies numériques : harcèlement, violation de la vie privée, abus et exploitation sexuels, discours de haine, etc.
Ce type de violence est spécifique par son caractère immatériel mais a des conséquences bien réelles.




La violence peut se trouver dans beaucoup de contenus différents :
Les violences en ligne se transmettent via de nombreux canaux de communication :
Les violences LGBTQIA+phobes ont des conséquences profondes sur la santé mentale et physique des victimes.
Trois lois fédérales pénalisent les discours de haine :
Parmi les critères protégés par ces lois, on retrouve le sexe, la transition médicale ou sociale, l'identité de genre, l'expression de genre, les caractéristiques sexuées, l'orientation sexuelle. Ces critères ne doivent pas forcément être réellement présents chez la victime : il suffit que l’auteur·rice suppose que la victime possède un ou plusieurs de ces critères.
Ces lois condamnent également l'incitation à la discrimination ou à la haine. Cela consiste à adopter, en public, un de ces comportements :
L'adhésion à un groupe ou une association qui prône, en public et de manière manifeste et répétée, la discrimination ou la ségrégation fondée sur un ou plusieurs des critères protégés par ces lois est également punissable.
Sur Internet, les discours de haine sont considérés comme publics même s’ils ont été communiqués à quelques personnes uniquement, ou diffusés dans des groupes fermés sur les réseaux sociaux.
Le code pénal sanctionne les différentes formes de cyberviolence avec des peines allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement en fonction du type de violence.
UN NOUVEAU CODE PENAL ENTRE EN VIGUEUR LE 8 AVRIL 2026.
Selon l’article 442bis du code pénal, le harcèlement est tout comportement qui affecte une autre personne alors que l’auteur·rice savait ou aurait dû savoir que ce comportement affecte gravement la tranquillité de la victime.
L’article 442ter prévoit que les peines prévues en cas de harcèlement peuvent être doublées si l’intention de l’auteur·rice est la haine, le mépris ou l’hostilité envers une personne en raison de son sexe, de son identité de genre, de son expression de genre, de ses caractéristiques sexuelles, de son orientation sexuelle, etc.
L’article 145 de la loi du 13 juin 2005 relative aux communications électroniques condamne l’utilisation abusive d’un moyen de communication électronique pour déranger des correspondant·es, produire des dommages ou commettre une fraude.
Le harcèlement est défini par :
Le harcèlement n’est pas forcément répétitif : une seule interaction suffit.
Dans le nouveau code pénal belge qui entrera en vigueur en avril 2026, il n’y a plus de distinction entre le harcèlement “dans la vraie vie” et le cyberharcèlement.
Révéler l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de quelqu’un·e sans son consentement est une infraction dans le code pénal belge, en vertu du respect de la vie privée et de la lutte contre les discriminations.
Révéler publiquement des informations personnelles sans consentement est donc une violation de la vie privée, pouvant donner lieu à :

La cybersurveillance ou le cybercontrôle d’une personne est sanctionné par l’article 314bis du code pénal qui interdit l’écoute, l’enregistrement ou la prise de connaissance de communications privées sans le consentement de toustes les participant·es.
Le code pénal inclut plusieurs articles qui s’appliquent directement ou indirectement aux violences sexuelles en ligne. Quand ces actes sont commis avec une intention de discriminer ou sur une personne vulnérable, il s’agit de circonstances aggravantes qui augmentent nettement les peines.

Article 417/7 : exécuter ou faire exécuter un acte à caractère sexuel sur ou par une personne qui n’y consent pas. Cela comprend aussi le fait de montrer des actes à caractère sexuel à une personne qui n’y consent pas.
Par exemple, une personne découvre que ses collègues ont formé un groupe privé en ligne pour créer et diffuser des deepnudes d’autres collègues.

Article 417/8 : observer ou faire observer une personne sans son consentement pendant qu’elle est dénudée ou qu’elle pratique un acte sexuel, dans un environnement considéré comme à l'abri des regards. Cela comprend aussi le fait de faire (ou de faire faire) un enregistrement visuel ou audio de la situation.
Par exemple, une personne qui filme secrètement des personnes qui se changent dans les vestiaires, pour partager les images dans un groupe privé en ligne.

Article 417/9 : montrer, rendre accessible ou diffuser du contenu visuel ou audio d’une personne dénudée ou d’une personne qui pratique une activité sexuelle sans son accord, même si cette personne a consenti à leur réalisation. L’article 417/10 aggrave la diffusion non-consentie de contenu à caractère sexuel si cela a été fait par vengeance.
Par exemple, un·e ex-partenaire partage des photos dénudées de son/sa ex-partenaire sur une conversation de groupe avec ses ami·es.

Article 417/53 : imposer à la vue d’autres personnes ses propres organes génitaux dénudés ou un acte à caractère sexuel dans un lieu public, ou accessibles aux regards publics. Cela comprend les lieux virtuels.
Par exemple, envoyer une photo de son pénis en érection (dick pic) à une personne sans son consentement dans une application de rencontre.

Article 417/42 : proposer une rencontre à un·e mineur·e pour le/la manipuler à des fins sexuelles et poser des actes matériels pouvant conduire à la rencontre. Cette infraction est punie d’un emprisonnement de 3 à 5 ans. L’article 417/50 précise que l’approche d’un·e mineur·e de moins de 16 ans est un facteur aggravant.
Selon les articles 443 à 452 du code pénal :
Le délit de presse : exprimer par écrit une opinion punissable, par exemple diffamatoire, haineuse ou négationniste, dans une publication publique, que ce soit sur un support imprimé (journal, livre, tract…) ou en ligne (site web, réseau social, etc). Ce n’est pas une infraction pénale, mais une catégorie d’infraction de droit commun. Le droit commun, c'est les règles générales du droit pénal qui s’appliquent à tout le monde.
La procédure judiciaire pour le délit de presse change en fonction de ce qui est exprimé et de l’intention derrière la publication :
Si le fait de ne pas répondre t'impacte de façon plus négative que positive, alors sens-toi libre de répondre. Ce guide te donne des conseils sur comment gérer les commentaires en ligne.

Sur la plupart des réseaux sociaux, il est possible de masquer certains commentaires sur les publications. Les commentaires sont conservés, mais ils deviennent inaccessibles aux autres utilisateur·rices.
L’auteur·rice du message ou du commentaire n’est pas prévenu·e du masquage : iel est toujours capable de le voir.

Signale les messages ou autres contenus indésirables aux plateformes qui les hébergent. Plus le contenu violent est signalé, plus il a de chance d’être pris en compte. N’hésite donc pas à demander à un maximum de témoins de signaler le contenu avec toi.
Signale le contenu sur :
Signaler un commentaire sur Meta (Instagram et Facebook) : clique en-dessous du commentaire, sur la mention de l'ancienneté de celui-ci, pour obtenir un lien direct. Si tu envoies juste le lien vers la publication, il est parfois impossible de retrouver le commentaire en question, vu les nombreux commentaires qui auront pu être faits par la suite.
Les procédures de signalement sur d’autres plateformes sont disponibles dans ce guide.
Si tu es victime d’un comportement sexuel non-consenti en ligne, souviens-toi que tu n’as rien fait de mal. Les personnes qui publient le contenu et dépassent tes limites sont responsables.
Evite de réagir sans réfléchir : fais une pause et déconnecte-toi au besoin.

Attention : si tu diffuses des informations personnelles ou des images intimes de quelqu’un·e d’autre, tu enfreins à ton tour la vie privée de cette personne et cela est punissable.

Si du contenu intime te représentant (qu'il soit réel ou créé par des outils numériques) a été diffusé sur Internet sans ton consentement :
Si quelqu’un·e menace de diffuser du contenu à caractère sexuel ou si tu penses que ce contenu pourrait être diffusé, tu peux télécharger l’image et/ou la vidéo sur la plateforme StopNCII (Stop Non-Consensual Intimate Image Abuse). Tu crées alors une empreinte numérique sur ce contenu, qui permettra aux réseaux sociaux et autres plateformes de bloquer les images identifiées grâce à ce code numérique, et la diffusion sera interrompue.
Tu es mineur·e ? Consulte le site de Child Focus qui propose des informations et un soutien ciblé pour les jeunes.
Face à la violence, on a tendance à se replier sur soi-même, mais c'est important d’être entouré·e et conseillé·e. Confie-toi à tes proches ou consulte Obtenir du soutien pour sortir de l’isolement.
Si tu es inondé·e de messages ou d’images haineux·ses, tu peux demander à un·e proche de filtrer tes comptes sur les réseaux sociaux. Iel pourra repérer les messages ou images à supprimer et tu ne verras que les messages habituels.
Tu es mineur·e ?
Attention : des extraits de conversation ne sont pas suffisants. Il vaut mieux conserver ce qui s’est dit avant et après, pour que le contexte dans lequel les propos haineux ont été exprimés soit clair.
Si tu souhaites que l’auteur·rice de violence soit poursuivi·e en justice, il faut porter plainte à la police. Il vaut mieux porter plainte le plus rapidement possible, car certaines preuves peuvent disparaître rapidement (par exemple, des enregistrements de caméra de surveillance).
Attention :

Rends-toi directement au poste de police de ton choix, ou prends rendez-vous.
Tu peux être accompagné·e au moment du dépôt de plainte, par un·e proche, une personne de confiance ou un·e professionnel·le formé·e, par exemple les travailleur·euses des Maisons Arc-en-Ciel. Des services d’assistance aux victimes peuvent aussi t’accompagner :
Ces services, rattachés à la police, peuvent intervenir avant ou après le dépôt de plainte. Ils apportent un premier soutien rapide : écoute et espace de parole sécurisé, informations sur les démarches qui suivent et les services d'aide.
Ces services sont indépendants de la police et de la justice, gratuits et confidentiels. Ils proposent un suivi personnalisé aux victimes et à leurs proches : aide psychologique et/ou sociale, orientation et soutien dans les démarches (police, institutions judiciaires, assurances, médecin, etc). Tu peux y faire appel à tout moment, que tu aies déposé plainte ou non.

Si tu ne peux pas te déplacer ou que tu préfères ne pas te rendre au poste de police, tu peux déclarer les actes LGBTQIA+phobes au guichet en ligne de la police, sous 2 conditions :
La police te recontactera si elle a besoin de plus d’informations, puis rédigera un procès-verbal.

Une fois qu’un procès-verbal est rédigé, une procédure judiciaire débute, qui peut être longue et difficile. Tu peux recevoir du soutien pendant celle-ci.
Les services d’accueil des victimes dépendent des Maisons de justice. Ils peuvent t'informer sur tes droits et le déroulement d’une procédure judiciaire, servir d’intermédiaire entre le/la magistrat·e responsable de l’enquête et toi et apporter un soutien et un accompagnement dans les démarches. Ces services peuvent t’accompagner du dépôt de plainte jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.
Ce service permet aux victimes d’obtenir gratuitement des renseignements pratiques, des informations juridiques ou un premier avis juridique de la part d’avocat·es. Des permanences sont organisées dans les Bureaux d’Aide Juridiques de chaque barreau.
Trouve les coordonnées du bureau d’aide juridique le plus proche en cliquant sur le barreau de ta région.
L’aide juridique de deuxième ligne (gratuite ou à moindre frais) est accessible aux personnes à faibles revenus.

DÉPOSER PLAINTE POUR UN TRAITEMENT DISCRIMINATOIRE DE LA PART D’UN·E AGENT·E DE POLICE
Si, durant ton dépôt de plainte, tu estimes avoir été victime de discrimination de la part de la police, tu peux porter plainte :
L’inspection générale de la police est un organe de contrôle indépendant qui cherche à améliorer le fonctionnement des services de police. Elle reçoit les plaintes concernant les agent·es ou les services de la police fédérale ou de la police locale. Selon la nature de la plainte, elle l’examine elle-même ou la transmet à la direction du/de l’agent·e ou du service de police concerné.
Le Comité P examine toutes les plaintes qui montrent un problème dans l’organisation ou la structure policière, un problème individuel, une négligence ou une erreur grave. Le comité P transmet les plaintes qui concernent les fautes ou problèmes individuels aux services de contrôle interne de la police concernée et vérifie qu’elles sont traitées correctement. Le comité P ne punit pas la police. Il rédige des rapports au Parlement pour informer sur son fonctionnement.
Tu recevras d’office une réponse écrite à ta plainte. Tu peux demander au Comité P de ne pas communiquer tes coordonnées, mais cela peut rendre l’enquête limitée voire impossible.
Si tu ne souhaites pas déposer une plainte à la police, tu peux introduire un signalement aux organismes de lutte contre la discrimination. Un signalement ne remplace pas une procédure judiciaire.
Ces organisations peuvent t’offrir une écoute, du soutien et des conseils sur les démarches que tu peux entreprendre, de façon gratuite et confidentielle. Dans certains cas, ils peuvent agir en tant que médiateur entre toi et la partie adverse. Parfois, si les faits de discrimination sont très graves et des preuves sont collectées, une action en justice peut être menée.
Les signalements permettent aux organisations de rassembler des données importantes sur la situation belge et de formuler des recommandations pour renforcer les politiques antidiscrimination. En rendant les cas de violences LGBTQIA+phobes visibles, tu fais la différence.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant le sexe, le genre, la transition de genre, l’identité ou l’expression de genre, ainsi que les caractéristiques sexuées, contacte l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes (IEFH). Tu peux faire un signalement anonyme ou en ton nom, ce qui facilite le suivi de ton dossier. Ton identité ne sera pas révélée à la personne ou à l'organisation concernée sans ton accord.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h, et le mercredi de 13h à 16h.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant l’orientation sexuelle ou romantique, mais aussi de nombreux autres critères protégés, contacte Unia. Unia est Signaleur de confiance (Trusted flagger) pour l'Union Européenne : signaler un contenu haineux à Unia peut permettre un traitement prioritaire de ces contenus sur les plateformes concernées.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 du lundi au vendredi entre 9h30 et 13h.

Tu n’es pas sûr d’à qui t’adresser ? Vis à Vis est un groupe d’organisations qui tentent de protéger les communautés marginalisées des messages de haine et de discrimination en ligne. Iels collaborent avec les institutions publiques et donnent des conseils aux victimes pour agir contre la haine en ligne.

BRUXELLES : LET'S REPORT LGBTQIA+PHOBIA
Le projet Let’s Report LGBTQIA+phobia de la Rainbow House Brussels rassemble les signalements des victimes d'actes LGBTQIA+phobes à Bruxelles pour faire remonter ces chiffres aux autorités publiques. Les signalements concernent tout acte LGBTQIA+phobe (agression verbale ou physique, harcèlement), qui a eu lieu sur le territoire bruxellois.
Le signalement est anonyme, confidentiel et sécurisé, et peut être fait en parallèle d’un signalement auprès d’Unia ou de l’IEFH.
Envoie un mail à fiche@rainbowhouse.be ou envoie un SMS, message Whatsapp ou laisse un message vocal au 0492 40 84 84. On te recontactera dans les trois jours pour convenir d’un rendez-vous.
Tu as été victime d’un acte LGBTQIA+phobe sur le territoire wallon ? Signale-le à Unia ou l’IEFH, ou contacte une Maison Arc-en-Ciel pour qu’elle t’accompagne dans tes démarches.
Les espaces communautaires sont une ressource importante pour faire face aux violences : ils permettent de rompre l’isolement, de partager des expériences communes, d’accéder à des informations fiables et de bénéficier d’un réseau de personnes solidaires.

Wallonie

Bruxelles


Wallonie et Bruxelles


Wallonie et Bruxelles
Mineur·es :

Bruxelles
Tu n'as pas trouvé le soutien que tu cherchais ? Contacte-nous.


Wallonie et Bruxelles

Bruxelles
On peut parfois se retrouver isolé·e après avoir subi de la violence. Le choc émotionnel peut provoquer un repli sur soi, par peur d’être jugé·e, pas cru·e, blâmé·e... La honte de soi ou d’avoir vécu de la violence, la peur d’en subir davantage, peuvent t’empêcher d’en parler et de chercher du soutien.
C’est normal de ressentir de la colère, de la peur, de la tristesse ou un sentiment d’injustice. Ces émotions sont des signaux : apprendre à les identifier, à les nommer est une première étape pour prendre soin de soi. Parler des violences qu’on a vécues permet de guérir, de retrouver espoir et de s’armer davantage dans le cas où cela se reproduirait. Mais si tu ne souhaites pas en parler, personne ne peut te forcer. Tu n’es pas obligé·e de tout dire, ni à tout le monde, ni tout de suite, ni tout court.


On hésite parfois à parler à nos proches car on pense qu’on va les déranger ou les faire souffrir. Mais parler de nos expériences peut avoir des conséquences positives, comme :
Par contre, sois conscient·e que certaines personnes seront incapables de t'écouter, que ce soit par peur, par ignorance ou par rejet. Quelles que soient leurs raisons, elles ne remettent pas en question ton droit de t'exprimer. N'affronte pas ce genre de situations seul·e : d’autres personnes, d’autres espaces (associatifs, groupes de soutien, professionnel·les LGBTQIA+friendly) peuvent être plus soutenant·es.
Les témoins de violences LGBTQIA+phobes jouent un rôle important dans la lutte contre les discriminations, mais iels n'interviennent souvent pas directement. Quelques raisons :
En tant que témoin, il est important de montrer ton soutien à la victime : écoute la sans jugement, rappelle-lui que ce n’est pas sa faute et manifeste clairement ta désapprobation vis-à-vis du comportement de l’auteur·rice des faits. Une réaction renforce les victimes : elles se sentent moins isolées et plus légitimes dans leurs démarches futures.
Consulte ce guide des bonnes pratiques pour les allié·es ou témoins de comportement haineux ou abusif en ligne.
Avec le consentement de la victime, collecte des preuves :
Attention : des extraits de conversation ne sont pas suffisants. Il vaut mieux conserver ce qui s’est dit avant et après, pour que le contexte dans lequel les propos haineux ont été exprimés soit clair.
Sur cette page, tu trouveras des conseils sur comment documenter le harcèlement en ligne, quelles preuves collecter et comment les stocker.
Commence par signaler ou masquer toi-même les commentaires et contenus haineux sur les plateformes. Tu peux aussi le faire de manière préventive, avant que les personnes concernées ne voient les messages, pour éviter l’impact négatif que cela peut avoir sur leur santé mentale.
Signale le contenu sur :
Signaler un commentaire sur Meta (Instagram et Facebook) : clique en-dessous du commentaire, sur la mention de l'ancienneté de celui-ci, pour obtenir un lien direct. Si tu envoies juste le lien vers la publication, il est parfois impossible de retrouver le commentaire en question, vu les nombreux commentaires qui auront pu être faits par la suite.
Les procédures de signalement sur d’autres plateformes sont disponibles dans ce guide.

Encourage la victime à signaler la violence aux organismes de lutte contre la discrimination : cela permettra d'éventuellement poursuivre l'auteur·rice de violence en justice, mais cela permet aussi de visibiliser les violences LGBTQIA+phobes, afin de renforcer les politiques antidiscriminations.
En tant que témoin, tu peux aussi porter plainte à la police ou introduire un signalement en ton nom.
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes amènent souvent les victimes à se replier sur elles-mêmes.
Tu peux prévenir cela en orientant la victime vers des services de soutien et des associations LGBTQIA+ dans sa région : Obtenir du soutien
Mineur·es :
Tu peux créer un code de conduite dans lequel tu fixes des règles claires pour les usager·ères de ta page ou de ton groupe. Définis à l’avance :
Réfléchis à l’avance à ce que tu feras quand le cadre ne sera pas respecté :
Réévalue régulièrement le cadre que tu as posé et prends en compte les retours des utilisateur·rices quand tu l'adaptes.
Tu peux utiliser le dispositif pasici.be pour informer les utilisateur·rices sur les discours haineux et les règles de conduite sur les réseaux sociaux.
Le manque de connaissances est une des causes principales de la non-intervention des témoins. Chercher à s’informer, à écouter activement et à comprendre les réalités LGBTQIA+ permet de mieux accompagner la victime.
Si tu as des personnes LGBTQIA+ dans ton entourage, cela peut être intéressant de s’informer sur leur vécu, tout en veillant à rester bienveillant·e.
Il n’est pas nécessaire d’attendre de rencontrer des publics LGBTQIA+ pour s’informer sur les enjeux spécifiques liés à ces communautés. Sans pour autant devenir expert·e, une base de connaissances et de bonnes pratiques consolideront la confiance que t’octroie la personne que tu reçois.
Pour offrir un accompagnement compétent et adapté, les travailleur·euses du secteur psycho-médico-social peuvent et doivent être proactif·ves dans leur (in)formation sur les questions de genre de façon générale.
Quand on accompagne des personnes LGBTQIA+ qui subissent des violences en raison de qui elles sont, il est d’autant plus important de respecter les identités et les expériences de ces personnes.
L’environnement dans lequel tu reçois une personne LGBTQIA+ est très important.
Avant un rendez-vous, tu peux mettre en place ces éléments :
Pendant le rendez-vous :
En tant que professionnel·le de première ligne, tu es parfois le premier maillon de la chaîne dans le parcours d’aide que la victime sollicite. Accueillir le récit d’une victime n’est pas anodin : cela requiert une écoute active et de l'empathie. Les mots employés sont importants.
Pour que la personne se sente respectée et prise au sérieux, il est important de :
Ces éléments permettent d’éviter le phénomène de victimisation secondaire : c'est quand une personne qui a déjà subi de la violence endure une souffrance supplémentaire, causée par la manière dont elle est accueillie ou considérée par son entourage, des professionnel·les ou des instances juridiques.
Si la victime souhaite agir face à la situation de violence, elle aura besoin de preuves. Tu peux vérifier avec elle qu'elle a rassemblé les éléments suivants :
Ces preuves doivent être sauvegardées dans un endroit sécurisé comme une clé USB ou un disque dur externe. Archive.today permet de sauvegarder une page Internet, même si la page originale disparaît.
Sur cette page, tu trouveras des conseils sur comment documenter le harcèlement en ligne, quelles preuves collecter et comment les stocker.
Tu peux encourager la victime à :
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes amènent souvent les victimes à se replier sur elles-mêmes.
Tu peux prévenir cela en orientant la victime vers des services de soutien et des associations LGBTQIA+ dans sa région : Obtenir du soutien
Recueillir régulièrement le récit de victimes de violences peut affecter la santé mentale de celleux qui les accompagnent. Cela peut même aboutir à une forme de désensibilisation ou de déconnexion émotionnelle.
Si tu te sens concerné·e par ce phénomène, il est important de prendre en compte ces symptômes et d’en parler à tes collègues, ton/ta médecin ou le/la conseiller·ère en prévention sur ton lieu de travail.

