La violence, c’est tout comportement qui amène une personne à ne pas se sentir en sécurité. Elle peut être physique, psychologique, morale, sexuelle... Menacer d'employer de la violence est déjà de la violence.
La violence dans l'espace public et festif, ce sont les agressions physiques ou verbales, harcèlements et comportements discriminatoires qui ont lieu :
Il n’est pas nécessaire d’avoir des séquelles physiques et matérielles pour être victime de violence.
L’impact de ces violences sur le sentiment de sécurité et la liberté de mouvement des personnes minorisées dans l'espace public les contraignent souvent à adopter des comportements d'évitement, d'autocensure ou d’invisibilisation pour se protéger.
Quand on pense à la violence physique, on pense souvent aux coups et blessures, au vol avec brutalité, aux agressions physiques ou bousculades... Selon l’étude de 2024 de safe.brussels, ces formes de violence constituent le deuxième type de violence le plus courant dans l’espace public, après les violences verbales.
Quand l’auteur·rice de violence agit par haine ou mépris envers une personne ou un groupe en raison de son orientation sexuelle, son identité de genre, sa couleur de peau, son handicap, etc, iel risque une plus lourde peine car iel commet un délit de haine.
Il existe d’autres formes de violence physique, comme les violences sexuelles, la soumission chimique ou “spiking”, qui est le fait droguer/saouler une personne à son insu, etc.
Ce sont tous les comportements qui cherchent à exercer une domination sur la victime de violence. Cela peut être des insultes, des remarques déplacées, des menaces, suivre quelqu’un·e dans la rue...
Dans l’espace public, la violence psychologique ou verbale est souvent de nature sexiste. Ce sont tous les comportements qui méprisent et dévalorisent les femmes et personnes LGBTQIA+ sexisées, et qui visent à les maintenir dans une position inférieure.
La discrimination repose sur un traitement inégal en fonction de critères spécifiques, comme le genre, l'âge, l'origine, la religion, la conviction politique, l'orientation sexuelle, l'état de santé... Une personne discriminée est traitée moins favorablement que d’autres dans une situation comparable, sans raison valable.
Par exemple, refuser l’entrée d’une personne dans un bar ou un club, refuser l’accès à une personne trans au vestiaire qui correspond à son identité de genre…
Ce sont tous les propos agressifs ou insultants envers une personne ou un groupe basés sur des critères spécifiques (genre, âge, origine, couleur de peau, etc).
Par exemple, des insultes qui ciblent spécifiquement l’orientation sexuelle ou l’expression de genre d’une personne constituent un discours de haine.
Les violences sexuelles comprennent comprend tout acte sexuel non consenti, donc imposé à la victime, qui peut être physique (atteinte à l'intégrité sexuelle, viol), verbal ou non-verbal. Il s'agit de violence sexuelle même quand la victime n’a pas exprimé clairement son refus.
Le harcèlement sexuel porte atteinte à la dignité d'une personne et crée une atmosphère intimidante, hostile, dégradante ou humiliante. Dans la rue, le harcèlement sexuel peut se manifester sous différentes formes : des regards insistants ou dérangeants, des remarques ou insinuations à connotation sexuelle, de l’exhibitionnisme, des propositions malaisantes, des attouchements physiques (par exemple, les « frotteurs » dans les transports en commun)...
Les violences LGBTQIA+phobes ont des conséquences profondes sur la santé mentale et physique des victimes.
Grâce à ces lois, il est possible de punir plus sévèrement les violences motivées par la haine, comme dans le cas des discours et délits de haine.
Parmi les critères protégés par ces lois, on retrouve le sexe, la transition médicale ou sociale, l'identité de genre, l'expression de genre, les caractéristiques sexuées, l'orientation sexuelle. Ces critères ne doivent pas forcément être réellement présents chez la victime : il suffit que l’auteur·rice suppose que la victime possède un ou plusieurs de ces critères.
Ces lois condamnent également l'incitation à la discrimination ou à la haine. Cela consiste à adopter, en public, un de ces comportements :
L'adhésion à un groupe ou une association qui prône, en public et de manière manifeste et répétée, la discrimination ou la ségrégation fondée sur un ou plusieurs des critères protégés par ces lois est également punissable.
Le code pénal sanctionne les différentes formes de violence avec des peines variant entre 1 mois et 5 ans d’emprisonnement et de 50 à 1 000€ d’amende en fonction du type de violence.
Les violences physiques sont détaillées dans le code pénal en fonction de la nature de l’acte : coups et blessures, dégâts matériels, spiking...
UN NOUVEAU CODE PENAL ENTRE EN VIGUEUR LE 8 AVRIL 2026.
L’atteinte à l’intégrité sexuelle (article 417/7) c’est exécuter ou faire exécuter un acte à caractère sexuel sur ou par une personne qui n’y consent pas. Cela comprend aussi le fait de montrer des actes à caractère sexuel à une personne qui n’y consent pas.
Selon la loi du 21 mars 2022, article 417/5, le consentement :
Il n’y a pas de consentement si la personne ne peut pas le donner parce que :
Selon l’article 442bis du code pénal, le harcèlement est tout comportement qui affecte une autre personne alors que l’auteur·rice savait ou aurait dû savoir que ce comportement affecte gravement la tranquillité de la victime.
L’article 442ter prévoit que les peines prévues en cas de harcèlement peuvent être doublées si l’intention de l’auteur·rice est la haine, le mépris ou l’hostilité envers une personne en raison de son sexe, de son identité de genre, de son expression de genre, de ses caractéristiques sexuelles, de son orientation sexuelle, etc.
Selon les articles 443 à 452 du code pénal :
Si tu te trouves dans une situation de danger immédiat :

Préviens le/la conducteur·rice et signale un problème au call-center local :
Les stations de métro, les métros, trams et bus disposent de caméras, qui peuvent être accessibles à la police en cas de plainte.
Rends-toi dans un Centre de Prévention des Violences Sexuelles (CPVS) sans rendez-vous. Les CPVS sont ouverts 7j/7 et 24h/24.
Tu y recevras une écoute attentive et des soins médicaux, médico-légaux ou psychologiques si tu le souhaites. Ils sont confidentiels et gratuits.
Si tu souhaites porter plainte, tu pourras le faire directement au CPVS avec un·e agent·e de police formé·e.
Dans certaines villes, un service de taxis gratuits peut t’emmener directement au CPVS :
Si tu es mineur·e, tu peux te rendre au poste de police le plus proche, la police organisera un transport vers un CPVS.

Appelle ou envoie un email au Centre de Prévention des Violences Sexuelles (CPVS) le plus proche pour fixer un rendez-vous.
Tu y recevras une écoute attentive et des informations. Des possibilités de soins médicaux et psychologiques et d’enquête médico-légale te seront proposées selon tes besoins.
Si tu souhaites porter plainte, le CPVS pourra t’aider à fixer un rendez-vous avec la police.
Rends-toi aux urgences ou consulte un médecin le plus rapidement possible. Pour trouver un médecin safe, consulte “Obtenir du soutien”.
Les professionnel·les de santé pourront te soigner mais également faire un constat de ton état physique et te délivrer un certificat médical, qui sera utile pour ton signalement futur.
Si tu n’as pas de blessure visible mais que tu as reçu un choc à la tête, il y a un risque de commotion cérébrale : consulte un médecin.
Rassemble un maximum d’informations concernant ce qu’il s’est passé. Plus les informations sont exactes mieux c’est. Le plus rapidement possible après les faits, prends note des informations suivantes :
Se rappeler la violence qu’on a vécu est difficile et les émotions qui te traversent sont légitimes, mais c’est nécessaire si tu souhaites agir contre l’auteur·rice de violence.
Tente également de rassembler des preuves des conséquences psychologiques, sociales, professionnelles ou médicales des faits :
Si tu souhaites que l’auteur·rice de violence soit poursuivi·e en justice, il faut porter plainte à la police. Il vaut mieux porter plainte le plus rapidement possible, car certaines preuves peuvent disparaître rapidement (par exemple, des enregistrements de caméra de surveillance).
Attention :

Rends-toi directement au poste de police de ton choix, ou prends rendez-vous.
Tu peux être accompagné·e au moment du dépôt de plainte, par un·e proche, une personne de confiance ou un·e professionnel·le formé·e, par exemple les travailleur·euses des Maisons Arc-en-Ciel. Des services d’assistance aux victimes peuvent aussi t’accompagner :
Ces services, rattachés à la police, peuvent intervenir avant ou après le dépôt de plainte. Ils apportent un premier soutien rapide : écoute et espace de parole sécurisé, informations sur les démarches qui suivent et les services d'aide.
Ces services sont indépendants de la police et de la justice, gratuits et confidentiels. Ils proposent un suivi personnalisé aux victimes et à leurs proches : aide psychologique et/ou sociale, orientation et soutien dans les démarches (police, institutions judiciaires, assurances, médecin, etc). Tu peux y faire appel à tout moment, que tu aies déposé plainte ou non.

Si tu ne peux pas te déplacer ou que tu préfères ne pas te rendre au poste de police, tu peux déclarer les actes LGBTQIA+phobes au guichet en ligne de la police, sous 2 conditions :
La police te recontactera si elle a besoin de plus d’informations, puis rédigera un procès-verbal.

Une fois qu’un procès-verbal est rédigé, une procédure judiciaire débute, qui peut être longue et difficile. Tu peux recevoir du soutien pendant celle-ci.
Les services d’accueil des victimes dépendent des Maisons de justice. Ils peuvent t'informer sur tes droits et le déroulement d’une procédure judiciaire, servir d’intermédiaire entre le/la magistrat·e responsable de l’enquête et toi et apporter un soutien et un accompagnement dans les démarches. Ces services peuvent t’accompagner du dépôt de plainte jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.
Ce service permet aux victimes d’obtenir gratuitement des renseignements pratiques, des informations juridiques ou un premier avis juridique de la part d’avocat·es. Des permanences sont organisées dans les Bureaux d’Aide Juridiques de chaque barreau.
Trouve les coordonnées du bureau d’aide juridique le plus proche en cliquant sur le barreau de ta région.
L’aide juridique de deuxième ligne (gratuite ou à moindre frais) est accessible aux personnes à faibles revenus.

DÉPOSER PLAINTE POUR UN TRAITEMENT DISCRIMINATOIRE DE LA PART D’UN·E AGENT·E DE POLICE
Si, durant ton dépôt de plainte, tu estimes avoir été victime de discrimination de la part de la police, tu peux porter plainte :
L’inspection générale de la police est un organe de contrôle indépendant qui cherche à améliorer le fonctionnement des services de police. Elle reçoit les plaintes concernant les agent·es ou les services de la police fédérale ou de la police locale. Selon la nature de la plainte, elle l’examine elle-même ou la transmet à la direction du/de l’agent·e ou du service de police concerné.
Le Comité P examine toutes les plaintes qui montrent un problème dans l’organisation ou la structure policière, un problème individuel, une négligence ou une erreur grave. Le comité P transmet les plaintes qui concernent les fautes ou problèmes individuels aux services de contrôle interne de la police concernée et vérifie qu’elles sont traitées correctement. Le comité P ne punit pas la police. Il rédige des rapports au Parlement pour informer sur son fonctionnement.
Tu recevras d’office une réponse écrite à ta plainte. Tu peux demander au Comité P de ne pas communiquer tes coordonnées, mais cela peut rendre l’enquête limitée voire impossible.
Si tu ne souhaites pas déposer une plainte à la police, tu peux introduire un signalement aux organismes de lutte contre la discrimination. Un signalement ne remplace pas une procédure judiciaire.
Ces organisations peuvent t’offrir une écoute, du soutien et des conseils sur les démarches que tu peux entreprendre, de façon gratuite et confidentielle. Dans certains cas, ils peuvent agir en tant que médiateur entre toi et la partie adverse. Parfois, si les faits de discrimination sont très graves et des preuves sont collectées, une action en justice peut être menée.
Les signalements permettent aux organisations de rassembler des données importantes sur la situation belge et de formuler des recommandations pour renforcer les politiques antidiscrimination. En rendant les cas de violences LGBTQIA+phobes visibles, tu fais la différence.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant le sexe, le genre, la transition de genre, l’identité ou l’expression de genre, ainsi que les caractéristiques sexuées, contacte l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes (IEFH). Tu peux faire un signalement anonyme ou en ton nom, ce qui facilite le suivi de ton dossier. Ton identité ne sera pas révélée à la personne ou à l'organisation concernée sans ton accord.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h, et le mercredi de 13h à 16h.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant l’orientation sexuelle ou romantique, mais aussi de nombreux autres critères protégés, contacte Unia.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 du lundi au vendredi entre 9h30 et 13h.

BRUXELLES : LET'S REPORT LGBTQIA+PHOBIA
Le projet Let’s Report LGBTQIA+phobia de la Rainbow House Brussels rassemble les signalements des victimes d'actes LGBTQIA+phobes à Bruxelles pour faire remonter ces chiffres aux autorités publiques. Les signalements concernent tout acte LGBTQIA+phobe (agression verbale ou physique, harcèlement), qui a eu lieu sur le territoire bruxellois.
Le signalement est anonyme, confidentiel et sécurisé, et peut être fait en parallèle d’un signalement auprès d’Unia ou de l’IEFH.
Envoie un mail à fiche@rainbowhouse.be ou envoie un SMS, message Whatsapp ou laisse un message vocal au 0492 40 84 84. On te recontactera dans les trois jours pour convenir d’un rendez-vous.
Tu as été victime d’un acte LGBTQIA+phobe sur le territoire wallon ? Signale-le à Unia ou l’IEFH, ou contacte une Maison Arc-en-Ciel pour qu’elle t’accompagne dans tes démarches.
Les espaces communautaires sont une ressource importante pour faire face aux violences : ils permettent de rompre l’isolement, de partager des expériences communes, d’accéder à des informations fiables et de bénéficier d’un réseau de personnes solidaires.

Wallonie

Bruxelles


Wallonie et Bruxelles


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Mineur·es :

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On peut parfois se retrouver isolé·e après avoir subi de la violence. Le choc émotionnel peut provoquer un repli sur soi, par peur d’être jugé·e, pas cru·e, blâmé·e... La honte de soi ou d’avoir vécu de la violence, la peur d’en subir davantage, peuvent t’empêcher d’en parler et de chercher du soutien.
C’est normal de ressentir de la colère, de la peur, de la tristesse ou un sentiment d’injustice. Ces émotions sont des signaux : apprendre à les identifier, à les nommer est une première étape pour prendre soin de soi. Parler des violences qu’on a vécues permet de guérir, de retrouver espoir et de s’armer davantage dans le cas où cela se reproduirait. Mais si tu ne souhaites pas en parler, personne ne peut te forcer. Tu n’es pas obligé·e de tout dire, ni à tout le monde, ni tout de suite, ni tout court.


On hésite parfois à parler à nos proches car on pense qu’on va les déranger ou les faire souffrir. Mais parler de nos expériences peut avoir des conséquences positives, comme :
Par contre, sois conscient·e que certaines personnes seront incapables de t'écouter, que ce soit par peur, par ignorance ou par rejet. Quelles que soient leurs raisons, elles ne remettent pas en question ton droit de t'exprimer. N'affronte pas ce genre de situations seul·e : d’autres personnes, d’autres espaces (associatifs, groupes de soutien, professionnel·les LGBTQIA+friendly) peuvent être plus soutenant·es.
Les témoins de violences LGBTQIA+phobes jouent un rôle important dans la lutte contre les discriminations, mais iels n'interviennent souvent pas directement. Quelques raisons :
Manifeste ton soutien à la victime en montrant que le comportement de l’auteur·rice de violence n’est pas toléré. Réagir dès le début peut stopper la violence. De plus, réagir en tant que témoin renforce les victimes : elles se sentent moins isolées et plus légitimes dans leurs démarches futures.
Si tu t’en sens capable, tu peux agir directement : ne pas banaliser les discours de haine et le harcèlement est très important. En signalant publiquement à la personne que tu désapprouves son comportement, tu repousses les limites de ce qui est considéré comme acceptable.
S’il y a un risque de danger immédiat, la priorité est d’assurer la sécurité de la victime (et la tienne), si nécessaire en se mettant à l’écart de l’auteur·rice.
Numéros d’appel d’urgence :
S’il n’y a pas de violence physique, la méthode des 5D t’aide à réagir :
Encourage la victime à signaler la violence : cela permettra d'éventuellement poursuivre l'auteur·rice de violence en justice ou de commencer une médiation, mais cela permet aussi de visibiliser les violences LGBTQIA+phobes, afin de renforcer les politiques antidiscriminations.
En tant que témoin, tu peux aussi porter plainte à la police ou introduire un signalement en ton nom. Tu peux aussi faire appel à des Services d’Aide aux Victimes si tu as besoin d'être accompagné·e.
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes amènent souvent les victimes à se replier sur elles-mêmes.
Tu peux prévenir cela en orientant la victime vers des services de soutien et des associations LGBTQIA+ dans sa région : Obtenir du soutien
Le manque de connaissances est une des causes principales de la non-intervention des témoins. Chercher à s’informer, à écouter activement et à comprendre les réalités LGBTQIA+ permet de mieux accompagner la victime.
Si tu as des personnes LGBTQIA+ dans ton entourage, cela peut être intéressant de s’informer sur leur vécu, tout en veillant à rester bienveillant·e.
Il n’est pas nécessaire d’attendre de rencontrer des publics LGBTQIA+ pour s’informer sur les enjeux spécifiques liés à ces communautés. Sans pour autant devenir expert·e, une base de connaissances et de bonnes pratiques consolideront la confiance que t’octroie la personne que tu reçois.
Pour offrir un accompagnement compétent et adapté, les travailleur·euses du secteur psycho-médico-social peuvent et doivent être proactif·ves dans leur (in)formation sur les questions de genre de façon générale.
Quand on accompagne des personnes LGBTQIA+ qui subissent des violences en raison de qui elles sont, il est d’autant plus important de respecter les identités et les expériences de ces personnes.
L’environnement dans lequel tu reçois une personne LGBTQIA+ est très important.
Avant un rendez-vous, tu peux mettre en place ces éléments :
Pendant le rendez-vous :
En tant que professionnel·le de première ligne, tu es parfois le premier maillon de la chaîne dans le parcours d’aide que la victime sollicite. Accueillir le récit d’une victime n’est pas anodin : cela requiert une écoute active et de l'empathie. Les mots employés sont importants.
Pour que la personne se sente respectée et prise au sérieux, il est important de :
Ces éléments permettent d’éviter le phénomène de victimisation secondaire : c'est quand une personne qui a déjà subi de la violence endure une souffrance supplémentaire, causée par la manière dont elle est accueillie ou considérée par son entourage, des professionnel·les ou des instances juridiques.
Si la victime souhaite agir face à la situation de violence, elle aura besoin de preuves. Tu peux vérifier avec elle qu'elle a rassemblé les éléments suivants :
Tu peux encourager la victime à :
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes amènent souvent les victimes à se replier sur elles-mêmes.
Tu peux prévenir cela en orientant la victime vers des services de soutien et des associations LGBTQIA+ dans sa région : Obtenir du soutien
Recueillir régulièrement le récit de victimes de violences peut affecter la santé mentale de celleux qui les accompagnent. Cela peut même aboutir à une forme de désensibilisation ou de déconnexion émotionnelle.
Si tu te sens concerné·e par ce phénomène, il est important de prendre en compte ces symptômes et d’en parler à tes collègues, ton/ta médecin ou le/la conseiller·ère en prévention sur ton lieu de travail.

